Je vous propose dans cet article d’éclaircir la notion de TDAH (Trouble du Déficit de l’Attention avec ou sans Hyperactivité), mythe après mythe. En effet, je me suis donnée comme mission cette semaine de clarifier ce qu’est un TDAH. Voyons ensemble ces idées préconçues et remplaçons-les par des faits, basés sur des sources scientifiques fiables.
Mythe 1 : » Le TDAH n’existe pas «
» C’est une invention des industries pharmaceutiques pour gagner de l’argent ! » Selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), le TDAH est un trouble neurodéveloppemental reconnu et documenté. L’existence du TDAH n’est pas une invention commerciale, mais un fait établi par la recherche scientifique. D’ailleurs ce trouble a été décrit bien avant le développement des industries pharmaceutiques. Nous y reviendrons dans les paragraphes suivants.
Mythe 2 : » Le TDAH est une maladie «
Le TDAH n’est pas une maladie mais un trouble neurodéveloppemental, comme l’explique l’Inserm, l’institut national de la santé et de la recherche médicale en France. Je vous renvoie à leur infographie qui me semble plutôt claire.
Minute d’attention – C’est quoi le TDAH ?
Mythe 3 : » C’est encore un truc à la mode «
Il est important de noter que l’augmentation des diagnostics de TDAH n’est pas un phénomène de mode, mais le résultat d’une meilleure reconnaissance du trouble par la communauté médicale. Je consacrerai un article complet à l’Histoire du TDAH.
Mythe 4 : » Le TDAH est dû à l’éducation des parents «
L’Inserm a démontré que le TDAH est d’origine multifactorielle, et ne peut être attribué à la seule éducation des parents. Les facteurs génétiques et environnementaux ont tous deux un rôle à jouer.
Mythe 5 : » Le TDAH ne touche que les garçons «
Tandis que le TDAH est plus fréquemment diagnostiqué chez les garçons, les filles peuvent également être touchées. Le trouble peut simplement se manifester différemment selon les sexes, rendant parfois le diagnostic chez les filles plus difficile.
Mythe 6 : » Demander des aménagements scolaires, c’est de la triche ! «
Les aménagements scolaires ne sont pas de la triche. Il s’agit d’une adaptation nécessaire pour aider les enfants atteints de TDAH à réussir. La Haute Autorité de Santé (HAS) recommande ces aménagements pour soutenir ces enfants dans leur parcours scolaire.
Mythe 7 : » C’est juste de la fainéantise ! «
La concentration peut être un défi majeur pour les personnes atteintes de TDAH. Ce n’est pas une question de volonté ou de paresse. La HAS insiste sur ce point dans ses publications.
Mythe 8 : » C’est un excès de sucres et colorants alimentaires ! «
Même si une alimentation équilibrée est importante pour tous, l’Inserm indique qu’il n’y a pas de preuves solides reliant directement l’alimentation au TDAH.
Mythe 9 : » Le TDAH ne touche que les enfants «
Bien que le TDAH soit souvent diagnostiqué dans l’enfance, ce n’est pas un trouble exclusivement infantile. En fait, le TDAH peut continuer à l’âge adulte. La Haute Autorité de Santé (HAS) en France estime que le TDAH de l’enfant persiste à l’âge adulte dans 50 à 70% des cas.
Mythe 10 : » Ce sont des paresseux ! «
Il est essentiel de comprendre que le TDAH est un trouble neurodéveloppemental. Il affecte la capacité d’une personne à maintenir son attention. Les difficultés rencontrées par les personnes atteintes de TDAH ne sont pas liées à la paresse ou à un manque de volonté. Elles sont liées au trouble lui-même. Comme la HAS le souligne, ces personnes ont besoin de soutien et de compréhension, plutôt que de jugement.
Conclusion
Ma mission est d’augmenter le bien-être des parents, des bébés et des enfants. Comprendre le TDAH revêt donc une importance cruciale. Il s’agit d’une réalité qui touche profondément la vie de ceux qui en sont atteints et de leurs proches. Comme nous l’avons vu, de nombreux mythes persistent autour du TDAH, des mythes qui, malheureusement, peuvent générer des incompréhensions et des préjugés. Les personnes atteintes de TDAH ne sont pas paresseuses, indisciplinées ou le produit d’une mauvaise éducation. Elles n’ont pas choisi d’être confrontées à ce trouble et ne peuvent le surmonter simplement en « faisant plus d’efforts ».
Derrière chaque diagnostic de TDAH, il y a une un enfant, un adolescent ou un adulte qui fait de son mieux dans un monde qui n’est pas toujours adapté à ses besoins. A travers cet article, je leur transmets toute mon empathie. Je vous invite à en faire de même et à partager le plus possible cet article pour en finir avec certaines étiquettes collées à tord sur des enfants (et peut-être même des adultes !). Et vous quel préjugés avez-vous déjà entendu sur le TDAH ? Sentez-vous libre de le noter dans les commentaires !